La Pieuvre et Circum Grand Orchestra, Feldspath, Circum disc

(extrait de la présentation radiophonique)

La collision entre deux étoiles doit certainement avoir un nom scientifique et le phénomène en lui-même dégager plein de substances chimiques intéressantes à analyser, mais pour nous, pékins de base, qui contemplons le ciel étoilée depuis ici bas, c’est surtout l’occasion d’assister à un beau spectacle aux couleurs magnifiques et au volume sonore certainement énormes si nos pauvres oreilles pouvaient le percevoir.

Ce choc, cette collision, c’est exactement ce qu’il s’est passé lors de la rencontre féconde de deux formations, déjà pas mal efficaces en tant que telles. Celles de La Pieuvre dirigée par Olivier Benoît, nouveau directeur de l’ONJ et le Circum Grand Orchestra issu du collectif de musiciens Muzzix.

Les deux ensembles se sont donc fondus en un pour produire une musique dont la masse sonore n’a d’égale que l’originalité du propos. Une musique principalement accès sur la transe, la répétition martelée de rythmique lourdes qui sembleraient monolithique si ce n’étaient la présence de perpétuels décalages et subtiles distorsions de sens qui stimulent constamment l’oreille. Cette dernière portant son attention tantôt sur la masse tantôt s’évadant dans les lézardes de la composition. L’instrumentation assez cuivré vient donner du scintillement à l’ensemble et le tout offre quelque chose de rarement entendu en terme d’énergie.

Le disque, le double disque devrais-je dire est constitué de deux suites et se reçoit en toute simplicité comme une baffe en pleine tronche. Avec bonheur et l’envie de tendre l’autre joue.

Éloignez toutefois les enfants du poste, ou alors dansez avec eux.

 

un extrait sonore dans cette émission