Jozef Dumoulin & The Red Hill Orchestra, Trust, Yolk, 2014

(extrait de la présentation radiophonique)

Dumoulin, au Fender Rodhes, est en passe de devenir un des maîtres de cet instrument, parvenant à le faire sonner comme aucun autre musicien avant lui. Il utilisant quantité de pédales d’effet qui lui permettent de moduler, de prolonger, de dilater les sons. C’est bien d’une dilution des sons et également d'une dilution du temps qu’il s’agit ici. Des plages totalement atmosphériques, lunaires, oniriques qui s’étalent sous nos yeux et oreilles, bousculées, bringueballées, activées/réactivées par la batterie toujours surprenante de Dan Weiss qui déstructurent un propos pourtant peu convenu. Au dessus, qui surgit de ce magma le saxophone de Ellery Eskelin monte, magnifique. Magnifique parce que totalement émouvant, totalement personnel et sans aucune pose: il joue près de l’os, sans esbrouffe, sans prétention, sans même la prétention d’être humble. Un son juste pour un sens juste. 

 

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Bestof2014